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  • Le 26 novembre 2020
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À la suite des déclarations du Président de la République et du Premier Ministre, l’Université de Nantes demande la réouverture des campus universitaires et la reprise des cours en présentiel dès le mois de janvier.

Le Président de la République a présenté mardi soir dernier les prochaines étapes de la stratégie progressive de déconfinement déployée à l’échelle nationale. S’agissant des universités, il a été annoncé que le retour des étudiants sur les campus et la reprise des cours en présentiel n’aurait lieu que début février si la situation sanitaire le permettait.

Cette annonce visant les seules universités apparaît incompréhensible alors que les commerces et cinémas seront ouverts dès le mois de décembre et les salles de sport ainsi que les lycées à partir du 20 janvier, soit deux semaines avant.

Les universités seront donc les derniers établissements à accueillir à nouveau du public, sans que cela soit justifié d’un point de vue sanitaire. Le premier Ministre a annoncé, lors de sa conférence de presse ce matin, qu’il va réunir la Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation et la Conférence des Présidents d’Université pour discuter de la situation. 

Si les clusters étudiants ont été pointés du doigt depuis la rentrée, il est important de souligner que les contaminations ont eu lieu quasi-exclusivement en dehors des campus universitaires. Les dispositifs sanitaires adoptés lors de la rentrée de septembre ont été déployés avec rigueur et efficacité et les établissements ont agi en responsabilité afin de maintenir leurs activités d’enseignement et de recherche.

Dans ce contexte, l’Université de Nantes interpelle officiellement les pouvoirs publics afin que les universités soient autorisées à accueillir les étudiants en présentiel dès le mois de janvier, avec l’application de conditions sanitaires très strictes, comme cela a été le cas au mois de septembre dernier.

« La décision de l’État suscite des réactions d’incompréhension et de colère bien légitimes au sein de la communauté universitaire, souligne Carine Bernault, présidente de l’Université de Nantes. Face au risque de casse sociale, pédagogique et psychologique, l’Université de Nantes alerte sur la situation de détresse et de solitude dans laquelle se trouve un grand nombre d’étudiants confinés et demande qu’ils ne soient pas les laissés pour compte de cette stratégie nationale ».