• Le 28 juin 2019
  • Dossier UN Business News #1 - spécial micro-algues - Page 3/8

À ce stade, une définition s’impose, car contrairement à leurs grandes cousines que l’on retrouve échouées sur les plages de nos rivages, les microalgues sont invisibles à l’œil nu : il s’agit de micro-organismes photosynthétiques, ce qui signifie qu’ils ont besoin de lumière pour se développer.

Les microalgues constituent le premier maillon de la chaîne alimentaire en milieu aquatique : elles contiennent des protéines, des lipides et des glucides, ainsi que des pigments et autres molécules d’intérêt. Dans les océans, elles consomment plus de 30% du CO2 terrestre, ce qui en fait un formidable piège de gaz à effet de serre. Elles s’inscrivent ainsi dans un cercle vertueux, tout à fait compatible avec l’écologie industrielle et territoriale . À noter également que les cyanobactéries, très proches des microalgues, sont à l’origine des ressources de pétrole, à l’issue d’une longue sédimentation sous-marine. À l’origine de leur croissance, se trouve la photosynthèse, en utilisant la lumière. Pour produire de la biomasse algale, il faut en effet une source de carbone, de l’azote et du phosphore, des éléments minéraux, de l’eau et de la lumière (qui apporte les photons). Cette photosynthèse conduit à la production de biomasse et d’oxygène. Et cette croissance est particulièrement rapide : ces micro-organismes unicellulaires se divisent toutes les 12 à 24 heures.

Écologie industrielle, quèsaco ?

Selon la définition communément admise, l’écologie industrielle et territoriale (EIT) consiste à interconnecter des activités industrielles entre elles pour que les effluents et externalités des unes servent de ressource valorisable à d’autres. Elle permet de produire davantage dans un meilleur respect de l’environnement. Cette pratique récente du management environnemental vise ainsi à limiter les impacts de l’industrie sur l’environnement. Il s’agit par exemple de réutiliser le CO2, l’azote, la chaleur fatale d’activités industrielles polluantes pour produire des ressources valorisables. À l’heure où il est beaucoup question de développer l’économie circulaire, pour économiser les ressources, cette approche systémique répond directement à une attente sociétale majeure.
 
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