• Le 28 juin 2019
  • Dossier UN Business News #1 - spécial micro-algues - Page 6/8

Les microalgues connaissent également des débouchés plus inattendus, dans le domaine du bâtiment par exemple. Le GEPEA travaille ainsi à la mise au point de biofaçades, en lien étroit avec le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) et l’agence d’architectes X-TU.

L’idée est séduisante : il s’agit d’utiliser les surfaces ensoleillées des bâtiments pour cultiver des microalgues dans des parois vitrées (des photobioréacteurs en façade), qui contribuent du même coup à l’isolation thermique de l’immeuble. Reste toutefois à surmonter de nombreux obstacles techniques, liés à la tenue dans le temps du procédé, à son entretien, à son acceptabilité par les habitants, etc. Un démonstrateur constitué de 200 m2 de photobioréacteurs est installé depuis 2016 sur une façade du CSTB à Champs-sur-Marne et ses performances sont suivies de près avant d’envisager un possible déploiement du procédé à plus grande échelle.
 
XTU

Des expérimentations similaires sont menées à quelques centaines de mètres du siège nazairien du GEPEA, sur la plateforme AlgoSolis UMS-CNRS 3722. Inauguré en juillet 2015, cet outil unique en Europe a nécessité un investissement régional (collectivités territoriales) de près de 5 millions d’euros (dont plus d’un million dans le cadre du Contrat de plan Etat-Région). AlgoSolis préfigure l’exploitation contrôlée, intensifiée et durable de la ressource microalgale à grande échelle. Cette plateforme publique de recherche permet ainsi de faire le lien entre la recherche académique et l’industrie.
XTU