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  • Le 06 octobre 2021
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Dix ans après Fukushima, les études pour comprendre les causes et les conséquences de la catastrophe nucléaire continuent. Après l'accident, les trois cœurs des réacteurs ont fondu, produisant plusieurs centaines de tonnes de corium et de débris de combustible, générant en permanence de la chaleur par la décroissance radioactive des produits de fissions. Une collaboration internationale (1), coordonnée par le laboratoire SUBATECH (Université de Nantes / IMT Atlantique / CNRS), a été initiée pour résumer la recherche de ces dix dernières années. Une étape cruciale avant toute planification du démantèlement des réacteurs.

Fukushima L'évolution temporelle de la chimie des eaux et des inventaires en radionucléides lixiviés des débris par l'eau de refroidissement a été étudiée. Une comparaison entre les rapports de concentration des actinides et des produits de fission mesurés dans l'eau et les résultats des études de lixiviation des combustibles nucléaires usés ou des débris simulés en laboratoire a été menée à bien.

Comme pour la lixiviation du combustible usé au laboratoire, les fractions des inventaires de 134,137Cs analysées dans l'eau de refroidissement sont des ordres de grandeur plus importants que ceux des actinides. Après plus de dix ans de contact entre les débris de combustible et l'eau, les taux de libération de 137Cs restent plus élevés que ceux des actinides, même si le taux de rejet de 137Cs des débris a diminué d'un facteur 100 environ pendant cette période.

La fixation des actinides dans les débris est forte. La stabilité élevée de la fixation des actinides dans les débris rend viable l’option de l'élimination directe des débris de combustible comme déchet dans des conteneurs appropriés après le démantèlement des réacteurs dans le futur.

(1) Collaboration avec le JAIEA, Université de Kyshu et de l’Université technologique de Tokyo au Japon et le Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA)
 

Copyright: IAEA Imagebank
Photo Credit: Giovanni Verlini / IAEA