• Le 27 novembre 2019

Le glioblastome, une tumeur incurable du cerveau, est alimenté par un réservoir de cellules souches capables d'initier, maintenir et renouveler cette tumeur. Une étude menée par des chercheur.e.s du Centre de Recherche en Cancérologie et Immunologie Nantes-Angers (CRCINA / CNRS, Inserm, Université de Nantes, Université d’Angers), et récemment publiée dans The EMBO Journal, révèle qu’un gène (MALT1) agit comme un point de contrôle vie/mort des cellules souches cancéreuses.

GlioblastomeLes glioblastomes multiformes (GBM) sont des tumeurs du cerveau parmi les plus dévastatrices de l'adulte, avec une survie médiane de 15 mois après le diagnostic. Le traitement standard actuel comprend une résection neurochirurgicale suivie de cycles répétés de chimiothérapie et radiothérapie. Bien que ces stratégies standardisées se soient révélées bénéfiques, elles demeurent essentiellement palliatives. Au sein de ces tumeurs hautement hétérogènes, existe une sous-population de cellules tumorales appelées cellules de type souche du glioblastome (GSC) qui jouent un rôle dans l'initiation et la progression de la tumeur, ainsi que dans les résistances thérapeutiques et la récurrence.

Les chercheur.e.s du Centre de Recherche en Cancérologie et Immunologie Nantes-Angers (CRCINA) se sont intéressé.e.s à l’expression d’un gène (MALT1) présent et actif dans les tumeurs humaines. Leurs études menées sur des cellules de patients atteints de glioblastome ont montré que le blocage moléculaire de l’expression de ce gène pouvait être toxique pour les cellules tumorales.

Par une approche d’imagerie cellulaire, les chercheur.e.s ont également remarqué que le blocage de l’activité du gène - ou la réduction de son expression - provoquait dans les GSCs une augmentation incontrôlée et fatale en lysosomes, les structures intracellulaires qui agissent normalement comme des stations de recyclage.

Crédit photo : © Julie Gavard