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De l’eau, du sel et de l’électricité. C’est tout ce dont a besoin l’Université de Nantes, pour fabriquer les quelques 220 litres de solution désinfectante quotidienne proposés en libre-service à l’ensemble des étudiants et des personnels.

Solution désinfectante Mars 2020, l’Université de Nantes, comme le reste de la France, est confrontée au premier confinement dû à l’épidémie de COVID19. Avec lui, arrive la pénurie de produits désinfectants. Grâce à l’implication des équipes logistique de la DPIL (direction du patrimoine immobilier et logistique), de la DDSPS (direction développement social, prévention et sûreté) et de la direction des achats, une solution rapide, innovante et écologique a été mise en place. Depuis l’Université de Nantes fabrique elle-même sa propre solution désinfectante.

« Dans un premier temps il a fallu trouver une solution pour équiper rapidement le personnel et les étudiants, nous avons donc acheté tout un stock de produit désinfectant explique Stéphane Baudoux, chargé de mission au marché de nettoyage des locaux. En parallèle nous réfléchissions déjà à une solution plus pérenne, durable et économique ». Et cette solution c’est la fabrication, en interne, d’une solution désinfectante pouvant répondre à l’ensemble des besoins des étudiants et des personnels, soit 42 000 usagers. Les équipes se sont ainsi rapprochées de la société Cleanea qui fabrique une machine de production de solution désinfectante et détergente. « Grâce à cela nous sommes devenus indépendant des fabricants ». 

 

Une solution efficace, écologique et économique

Machine Cleanea Les deux premières machines ont été installées début novembre, sur le campus Lombarderie et à l’IUT de Saint-Nazaire. S’en est suivi l’équipement des campus de la Roche-sur-Yon, la Fleuriaye, Tertre, centre Loire,…  En plus de ces machines de production, 500 bornes de distribution ont été mises en accès libre sur les différents campus. « En temps « normal » (c’est-à-dire une journée complète de présence sur site), on imagine qu’une personne se rendra à l’une des bornes au moins 3x sur une journée, il faudrait ainsi fournir 220 litres de désinfectant par jour. Grâce à l’achat de ces machines, c’est désormais possible, à un moindre  coût, puisque chaque machine produit 12 litres de solution par heure » précise Stéphane Baudoux.

La solution, dorénavant mise à disposition de tous les usagers de l’Université, s’avère avantageuse à bien des égards. Son efficacité contre le virus est reconnue (Norme EN 14476 Coronavirus humain), ses vertus écologiques et environnementales sont également attestées (Label « 1000 solutions pour la planète » par SOLARIMPULSE), l’acide hypochloreux, produit par les machines, étant fabriqué uniquement grâce à de l’eau et du sel. Le coût est également incomparable, « l’achat* des machines, leur installation ainsi que les 500 bornes de distribution ont coûté près de 180 000€ d’investissement, amorti au bout de la 11e semaine d’acquisition. Avec une économie annuelle d’une tonne et demi de déchet plastique et 1 tonne de CO2 en moins par rapport au transport » indique le chargé de mission.
Autre avantage : la solution détergente produite en parallèle de la solution désinfectante qui peut être utilisée pour l’entretien des sols. Moins agressifs pour le personnel d’entretien et plus efficaces que les détergents classiques, les équipes de nettoyage de l’Université s’emparent petit à petit de ces nouveaux produits d’entretien. 

* L’achat des machines a été réalisé dans le cadre d'une expérimentation « achats innovants » permettant à l’université de passer des marchés négociés sans publicité ni mise en concurrence pour leurs achats innovants d’un montant inférieur à 100 000€. Il en est de même pour les bornes de distribution.