https://unnews.univ-nantes.fr/medias/photo/earth-s-evil-twin-article_1624280143642-jpg
  • Le 21 juin 2021
    false false

La mission spatiale EnVision, dans laquelle le Laboratoire de planétologie et géodynamique (LPG Nantes - Université de Nantes / CNRS / Université d'Angers) est impliqué, vient d’être sélectionnée par l’Agence spatiale européenne (ESA) pour un lancement prévu en 2032, à destination de Vénus. Cette mission cherchera à déterminer comment et pourquoi cette planète a évolué si différemment de la Terre.

Vénus La future mission EnVision permettra notamment aux chercheurs de déterminer quels événements ont généré certaines caractéristiques de la surface de Vénus, ou encore de savoir si Vénus a eu autrefois des océans, et donc si elle a pu être hospitalière pour la vie au cours de son histoire.

EnVision utilisera également un certain nombre de techniques pour déterminer si la planète est toujours active aujourd'hui. Pour mener à bien ses recherches, la mission bénéficiera d’une contribution significative et d’un partage potentiel des responsabilités avec la NASA, notamment à travers la fourniture du radar à synthèse d’ouverture.
 

Une contribution forte du LPG

Le Laboratoire de planétologie et géodynamique (LPG Nantes) est l’un des cinq laboratoires français impliqués dans la mission EnVision. Le laboratoire nantais (Caroline Dumoulin et Pascal Rosenblatt) assurera la direction de l’équipe responsable de la Radio-Science qui regroupera deux expériences :
 
  • une expérience de gravité permettant de déterminer la structure radiale (taille noyau, viscosité du manteau) via la signature de la déformation de marée dans le champ de gravité, ainsi que la structure des enveloppes supérieures (croûte, lithosphère) grâce aux anomalies du champ de gravité et à la topographie.
     
  • une expérience de radio-occultations permettant de sonder la structure physique de l’atmosphère (température, pression) ainsi que sa teneur en acide sulfurique (gazeux et liquide) grâce à la courbure et à l’atténuation du lien radio entre la sonde et l’antenne terrestre lorsque la sonde passe derrière Vénus par rapport à la Terre.
L’équipe de Radio-Science comprend des chercheurs allemands (Université de Cologne, RIU), italien (Université Sapienza de Rome), français (CNES, LMD) et américain (Université de Boston).