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La première année d’études supérieures, tout est nouveau : cadre de travail, matières, format d’enseignement, autonomie, relation aux enseignants. Il y a de quoi être déstabilisé, a fortiori quand une épidémie s’en mêle… Heureusement, le tutorat est là, et pas seulement en première année ! Renfort académique pour les uns, soutien psychologique pour les autres : dans tous les cas, c’est un solide allié, un précieux filet de sécurité.

Juliette Le Gal Juliette a toujours voulu être psychologue pour enfants. Son inscription à l’Université de Nantes en licence de Psychologie était donc une évidence et son premier choix. C’est avec la même détermination qu’elle a demandé à bénéficier du tutorat dès qu’elle en a eu connaissance, lors de la réunion de rentrée.


Se rassurer

" Mes amis n’ont pas compris pourquoi je souhaitais faire du tutorat. Ils me disaient " Tu n’as pas besoin, tu auras de bonnes notes ". Mais il s’agissait simplement de mettre toutes les chances de mon côté ".
Pour la jeune étudiante, le tutorat était donc en premier lieu une façon de se rassurer au moment d’aborder une année où tout serait nouveau et potentiellement plus compliqué en raison de la Covid. " Dans ce contexte, je me suis dit que si je pouvais avoir quelqu’un auquel me référer, ce serait mieux ".
Fin septembre, Juliette et deux autres étudiantes font ainsi la connaissance de leur tutrice, étudiante en 3ème année.
 

Pouvoir poser toutes ses questions

Le petit groupe se retrouve 1h30 par semaine à distance ou en présentiel et chaque séance est adaptée aux préoccupations du moment. " On s’assure d’abord que tout le monde va bien. Puis on revient sur les éléments travaillés la semaine d’avant pour un débrief ". Ensuite, le tutorat est focalisé sur une ou deux matières (révision de point de cours et exercices) ou consacré à la préparation d’un contrôle à venir. Et là, toutes les questions sont permises, sans hésitation ni timidité.

En cours, c’est rapide, il faut avancer. En cas d’incompréhension, on ose rarement interroger l’intervenant. En tutorat, il n’y a pas de frein, on peut débattre et poser beaucoup de questions.
 

La méthodologie universitaire au coeur du tutorat

Le temps passé en petit groupe est aussi l’occasion d’éclaircir les attendus d’un professeur sur un travail à rendre, d’en savoir plus sur le déroulement d’un cours, d’un examen, ou d’aborder des sujets moins académiques tels que l’orientation, le stage ou l’organisation du travail.
Sur ce dernier point, alors que l’année touche presque à sa fin, Juliette tire déjà un bilan positif : " sans le tutorat, j’aurais eu beaucoup de mal à caler mon organisation, surtout dans les conditions actuelles, avec des cours à distance une semaine sur deux. Notre tutrice nous a apporté des méthodes pour ne pas nous laisser déborder. Sans ses conseils, je serais arrivée aux examens bien plus stressée, c’est sûr ! ".
 

Un lien permanent

En dehors des séances, les étudiantes restent en contact, encouragées par leur tutrice. Les échanges se font par téléphone ou par l’intermédiaire d’un groupe créé sur Messenger. " Ces modalités sont à la fois très simples et très adaptées à notre mode de fonctionnement. Et puis de cette manière, lorsque l’une de nous pose une question, la réponse bénéficie à toutes les trois ".
Lors de son inscription au tutorat, Juliette s’attendait à davantage de formalisme, plus proche de l’ambiance des cours. Or si le cours est bien présent " la relation est plus naturelle ". Des liens se sont d’ailleurs créés entre les étudiantes et avec leur tutrice, un lien précieux notamment pendant le confinement : " ça faisait du bien d’échanger avec les autres, de parler des difficultés que nous pouvions rencontrer. Nous nous encouragions mutuellement ! ". En tous les cas, pour Juliette, une chose est sure : " Quand je pourrai devenir tutrice à mon tour, je le ferai; ça m’a vraiment donné envie ! ".