• Le 04 septembre 2013

Le démantèlement des centrales nucléaires vieillissantes devient un véritable défi pour les pays ayant misé sur l'énergie nucléaire depuis des décennies. L'Université de Nantes lance dès la rentrée 2013 un nouveau parcours "Démantèlement et modélisation nucléaire", en partenariat avec l'Ecole des Mines de Nantes. Une formation tournée vers l'avenir lorsqu'on sait que près de 300 réacteurs devront être arrêtés dans les vingt prochaines années dans le monde.

  • Une formation sélective ouverte à l'alternance

Le master "Applications et recherches subatomiques" s'enrichit, à la prochaine rentrée, d'un nouveau parcours "Démantèlement et Modélisation Nucléaires" (DMN) pour les futurs professionnels du secteur de l'industrie et de l'énergie nucléaire. Une formation sélective car seuls 12 étudiants pourront, après étude de leur dossier et entretien, suivre ce parcours DMN. En terme de compétences, cette spécialisation leur permettra d'acquérir une expertise dans 4 domaines : la physique et chimie nucléaire, la modélisation, la réglementation et la conduite de projet.

Pour une plus grande proximité avec les entreprises, ce parcours pourra accueillir des étudiants en alternance. "L'emploi du temps est entièrement aménagé pour permettre aux étudiants de bénéficier d'un contrat de professionnalisation et d'alterner ainsi les périodes de cours et les périodes en entreprise", explique la responsable de ce parcours, Muriel Fallot. Le programme intègre également un module de 20h dédié à une étude de cas,  un exercice à vocation professionnalisante, et, pour les étudiants n'ayant pas choisi l'alternance, 5 à 6 mois de stages en entreprise.

  • De nombreuses opportunités de carrière
Les futurs diplômés pourront postuler sur des emplois de cadre supérieur dans la conduite de projet de déconstruction d'installations nucléaires, mais aussi dans la sureté, le contrôle des installations nucléaires ainsi que la radioprotection, des secteurs complexes à appréhender, impliquant une expertise de pointe.
"Le démantèlement est un marché d'avenir. On estime que près de 300 réacteurs devront être arrêtés dans les vingt prochaines années dans le monde. Même si tous ne seront pas démantelés immédiatement, le nombre de chantiers lancés devrait fortement croître avec à la clé de belles perspectives pour de jeunes diplômés issus d'une filière spécifiquement positionnée sur ce domaine", explique  Muriel Fallot.