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  • Le 26 août 2020
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Dans le cadre de la crise sanitaire, de nouvelles mesures sont prises dès la rentrée au sein de notre établissement afin de lutter contre la propagation du virus. L’objectif est d’accueillir les étudiants sur les campus, dans des conditions permettant de préserver leur santé et celle de l’ensemble des collègues. Ainsi, à partir du 27 août, le port du masque devient obligatoire en tout temps et sur tous les campus de l’Université de Nantes, pour les étudiants comme pour les personnels. Les activités d’enseignement devront se tenir dans le respect des mesures de distanciation. Carine Bernault, présidente de l’université et Arnaud Guével, vice-président Formation et ressources éducatives libres font le point sur les mesures sanitaires de la rentrée.

Depuis la parution de cette interview fin août 2020, les consignes ont évolué. Lire l’actualité sur l’évolution des mesures sanitaires


Entretien avec Carine Bernault et Arnaud Guével

Dans quel état d’esprit envisagez-vous cette rentrée universitaire ?

Carine Bernault : Bien que la situation sanitaire demeure très préoccupante et que les conditions de la rentrée sont inhabituelles, je dois vous dire à quel point je suis heureuse de voir revenir les étudiants sur les campus.

L’évolution de la pandémie étant incertaine, il appartient à chacun de rester vigilant pour que cette année se passe dans les meilleures conditions possibles. C’est grâce à cet effort collectif que nous pourrons aborder la rentrée le plus sereinement possible et préserver la santé de tous.

Quelles seront les principales mesures sanitaires déployées pour cette rentrée ?

Carine Bernault : Deux décisions importantes ont été prises. Elles concernent aussi bien les étudiants que l’ensemble des collègues : le port du masque obligatoire en tout lieu et toute situation dès le jeudi 27 août, et l’application de mesures de distanciation obligatoires pour toutes les activités y compris celles d’enseignement.

500 bornes de distribution de solutions désinfectantes vont être déployées pour le lavage des mains. Nos équipes sont d’ailleurs à pied d’œuvre pour organiser l’ensemble du dispositif de prévention (organisation des sens de circulation, sensibilisation et prévention des étudiants, etc.)

Le port du masque est également vivement recommandé à l’extérieur des bâtiments lorsque la distanciation physique n’est pas possible, par exemple à la sortie des amphithéâtres.
Il y a un enjeu financier pour nos étudiants les plus en difficulté et c’est un sujet qui nous tient à cœur. C’est pourquoi l’université prend l’engagement de fournir quatre masques lavables à chacun des étudiants boursiers.
 

Pourquoi rendre obligatoire la distanciation sociale en plus du port du masque ?
Cela signifie-t-il que les activités d’enseignement ne vont pas pouvoir reprendre à 100% en présentiel comme cela était attendu ?

Arnaud Guével : Nous avons décidé de mettre en place des mesures de distanciation suite à l’annonce hier, par le ministère de l’enseignement supérieur, qu’une nouvelle circulaire allait être publiée, très prochainement, rendant obligatoire une distance physique minimale dans les lieux d’enseignement.

C’est une mesure lourde de conséquences que nous devons mettre en œuvre le plus rapidement possible si nous ne voulons pas nous retrouver en difficulté une fois tous les cours commencés.

Concrètement, les cours en amphis et en travaux dirigés devront se dérouler avec le port du masque obligatoire et une distanciation physique obligatoire minimale d’au moins un siège entre deux étudiants devra être respectée.

Si notre priorité est d’accueillir les étudiants en présentiel au sein de nos UFR, Instituts et Ecole, les activités d’enseignement devront s’adapter aux règles qui s’imposent. Parfois, la distanciation physique sera possible à effectif constant, parfois il faudra dédoubler les groupes, parfois il faudra prévoir des modalités de cours à distance.

Nous serons en appui des collègues pour trouver et mettre en place les solutions les plus adaptées et dans les meilleurs délais et les plus favorables à une présence des étudiants sur les campus.

Cela implique donc un changement d’organisation conséquent pour les composantes de l’établissement ?

Arnaud Guével : Oui, effectivement, nous en avons bien conscience et ceci à quelques jours seulement du début des cours. Nous avons échangé dès ce matin avec les directeurs d’UFR, d’Instituts et d’Ecole afin de nous mettre collectivement en ordre de marche. Nous allons tout faire pour être prêts et proposer à nos étudiants une formation de qualité.

Depuis la sortie du confinement, nous ne sommes pas restés inactifs, loin s’en faut. Nous investissons un million d’euros pour équiper progressivement nos amphis et salles d’enseignement en matériel de captation, nous faisons évoluer nos plateformes numériques, etc. De plus, bon nombre de nos collègues ont pu expérimenter de nouveaux modes d’enseignement.

En tout cas, nous serons là pour accompagner nos collègues comme nos étudiants.

Carine Bernault : L’enjeu d’équipement vaut également pour nos étudiants. Durant le confinement nous avions activé le dispositif SOS connexion afin de fournir le matériel informatique nécessaire à nos étudiants qui n’en n’étaient pas pourvus. Nous allons réactiver ce dispositif au plus vite afin que l’écart ne se creuse pas injustement entre étudiants.

Je tiens également à être très claire sur un point : notre objectif est de tout faire pour éviter un nouveau confinement. Nous allons donc continuer à voir nos 37 000 étudiants dès la rentrée et à les accueillir physiquement sur nos campus, avec une attention toute particulière pour les primo-entrants qui découvrent cette année l’université pour la première fois et pour les étudiants vulnérables (personnes à risque, en situation de handicap,…).

Concernant le travail des personnels dans les bureaux et les laboratoires ?

Carine Bernault : Comme dans les salles de cours, le port du masque devra être systématique et obligatoire dans les bureaux, les open-spaces, les couloirs et les salles de réunion, et ce, même s’il y a distanciation physique. Seuls les personnels qui travaillent dans des bureaux individuels pourront enlever le masque. Afin de limiter les contacts, le travail à distance sera encouragé pour les collègues travaillant en bureaux partagés.

Plus largement, nous faisons confiance à nos collègues pour prendre les bonnes décisions en fonction de leurs sites et de leurs disciplines. Je suis persuadée que nos étudiants sauront également s’approprier ces nouvelles conditions d’études et seront acteurs des démarches de prévention.

Je tiens à remercier toute notre communauté pour son engagement.