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  • Le 19 février 2021
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Des chercheurs nantais du Centre de recherche en transplantation et immunologie (CRTI - Université de Nantes – Inserm / UMR1064) démarrent la biofabrication d’un modèle de rein en 3D qui pourrait permettre de comprendre certaines maladies rénales.

Santé Huit cent cinquante millions de personnes dans le monde sont touchées par diverses maladies rénales chroniques, 11e cause de mortalité dans le monde. Les causes de ces maladies sont diverses (diabète, hypertension artérielle) et les modèles animaux ou in vitro 2D montrent aujourd'hui leurs limites dans l'étude de ces maladies, notamment en raison de leur mauvaise adéquation avec des tissus humains malades.

Un consortium européen (BIRDIE - Bioprinting on-chip microphysiological models of humanized kidney tubulointerstitium) impliquant le Centre de recherche en transplantation et immunologie (CRTI - UMR1064) s’est donnée pour ambition de développer un modèle microphysiologique de tubulointerstitium rénal humain bioimprimé en 3D pour permettre de réaliser des études d’infection virale et de néphrotoxicité. "Notre ambition est de créer un nouveau modèle permettant un degré de mimétisme et de fonction sans précédent par rapport à un rein humain", explique Franck Halary, chercheur au Centre de recherche en transplantation et immunologie et responsable scientifique du projet pour l’Université de Nantes.

Pour construire ce modèle 3D, les chercheurs combineront deux technologies : la bio-impression 3D et l'organe sur puce. Des cellules humaines primaires et des cellules souches pluripotentes induites seront également utilisées, permettant d’envisager des applications de médecine personnalisée. Tout en développant ce modèle, les chercheurs ont aussi pour objectif de le rendre largement applicable à l’étude d’autres mécanismes physiopathologiques du rein humain.