• Le 13 juin 2019

Un consortium international sur la génétique de la sclérose en plaques, auquel participe Pierre-Antoine Gourraud, professeur à la faculté de médecine de l’Université de Nantes, vient de signer une publication dans la prestigieuse revue Nature Communications. Une publication qui illustre comment la génomique a fait entrer la recherche en santé dans l’ère du "big data".

Sclérose en plaquesLe consortium international a compilé des millions de données génétiques chez 47 351 patients atteints de sclérose en plaques comparées à 68 284 témoins. Sous la direction du professeur Baranzini (Université de Californie - San Francisco), les chercheurs se sont intéressés aux 200 "régions" du génome où ont été identifiées des marqueurs du risque de sclérose en plaques.

Les chercheurs ont enrichi leur approche génétique par de nouvelles connaissances de régulation de l'expression des gènes propres aux principaux types de cellules immunologiques. Plus que les gènes eux-mêmes, ils ont étudié leurs réseaux et leurs expressions avec les autres gènes.

Ces résultats font suite aux travaux menés par Bertrand Fontaine et poursuivis par Pierre-Antoine Gourraud et David Laplaud. Aujourd’hui, l’Université de Nantes et le CHU de Nantes valorisent la collection nationale d'échantillons génétiques de la sclérose en plaques de l'INSERM contribuant par ces publications, à la visibilité internationale et l’excellence de la recherche française en génétique et en sclérose en plaques.