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  • Le 20 novembre 2020
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Voilà presque quinze jours qu’Armel Tripon a pris la mer pour un tour du monde à la voile en solitaire, sans escale et sans assistance. Après des soucis rencontrés dimanche dernier sur le mât de son monocoque, le skipper nantais a réussi à réparer les dégâts et remettre les voiles. Mais un autre problème s’est dressé sur la route du Nantais : le manque de vent. Après quelques jours de pétole, les Alizés portent désormais Armel vers le Sud, remonté à bloc et prêt pour la bataille ! Retour sur cette deuxième semaine de course.

Opération périlleuse réussie !

Victime d’une avarie sur le mât, Armel n’avait pas d’autre choix que d’intervenir et de limiter les dégâts rapidement. Après discussion avec son équipe technique à terre, le skipper s’est hissé en pleine mer sur le mât de son monocoque, à 15 mètres d’altitude. "Par les temps qui courent, c’est important de prendre de la hauteur" glisse Armel. Opération délicate et périlleuse, mais opération réussie ! Le skipper a pu remettre en place une voile qui sécurise son gréement et éviter à son mât de se tordre vers l’arrière. Première étape franchie. Pour le reste, on verra plus tard... dès que les conditions météos seront un peu plus favorables (voir son carnet de bord vidéo)
 

Calme plat

Les conditions météo justement ont permis à Armel de ressortir les foils et de faire le cap vers le Sud en début de semaine. "J’ai quitté la dépression Thêta qui m’a bien propulsé. J’ai choisi de faire route tout droit vers les îles Canaries et d’essayer d’aller chercher les Alizés au plus vite. Ma stratégie : au plus court, au plus vite pour aller chercher les îles du Cap Vert !" Mais le scenario ne s’est pas tout à fait déroulé comme prévu... la faute à une zone sans vent (ou pétole) qui a un peu ralenti sa progression. "Nous sommes dans les pièges de Neptune... je n’ai peut-être pas fait une offrande suffisante. Je vais me rattraper au Pot au Noir" (voir son carnet de bord vidéo).
 

Retour en haut du mât

En attendant, et pour la deuxième fois, Armel est remonté sur le mât de L’Occitane en Provence pour finir les travaux de réparation. Seul en mer, le Nantais est intervenu - avec succès - sur le loop de son monocoque. "La houle était bien présente. Elle m’a bien fait valser autour du mât ! Mais j’ai réussi à découper l’anneau en prenant soin de ne pas me blesser et de ne pas entailler le loop, ce qui aurait été catastrophique." Quelques minutes de concentration plus tard, la mission était accomplie ! "Le loop est maintenant en sécurité, le job est fait ! Je suis serein. C'est bien pour la tête ce genre de petite victoire. Les Alizés rentrent pour quelques jours, de quoi aller vite vers le Pot au Noir et revenir petit à petit dans le jeu !"
 

Cap vers le Sud

Après encore quelques heures dans une nouvelle zone de pétole, le skipper a finalement retrouvé le sourire en même temps que les Alizés qui le font maintenant glisser vers le Sud à 20 nœuds de moyenne, avec même des pointes à 26-27 nœuds (48 km/h). "Je me place au mieux pour passer le Pot au Noir, garder du vent et un bon angle pour aller vite. Pour moi, la course commence... avec un petit handicap, certes, mais elle commence. La chasse est lancée !" Les leaders sont déjà loin, mais la course est encore longue et moral d’Armel toujours au top ! (voir son carnet de bord vidéo)