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  • Le 04 décembre 2020
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Coincé le weekend dernier dans les méandres d'une bulle anticyclonique (zone sans vent de hautes pressions), Armel s'est d’abord débattu avec ses concurrents proches et des vents capricieux à l'approche du Cap de Bonne-Espérance. Celui-ci une fois passé, la nuit de lundi s’est révélée particulièrement éprouvante et stratégique pour celui qui décida de lâcher les chevaux le long de la Zone d’Exclusion des glaces, ayant foi en son compagnon et dans les fichiers météo annoncés. Ses efforts furent dignement récompensés puisque Armel réussit à dépasser la dépression arrivant de l'Afrique du Sud, pour se positionner en avant du front. Ainsi, il a pu faire le break vis à vis de ses concurrents, malheureux car plus lents et positionnés plus au nord, obligés de "tirer des bords" pour remonter face au vent un peu différent qui a propulsé Armel devant ! La suite ? Un front avec de bons vents qui pourraient le pousser tout le long de l'Indien jusqu'en Australie ! En 10 jours, Armel a gagné 8 places !



Arrivée dans l’Océan Indien : Un joli coup de sioux

 

« C’est positif car il y a un bon enchaînement des choses donc j’en profite. Je vais voir jusqu’où je peux pousser le bateau, il y a les bonnes conditions pour : il n’y a pas de mer et donc c’est le moment d’attaquer. Quand les conditions sont plus dures, il vaut mieux lever le pied et gérer la longueur, là c’est assez efficace. Le bateau est complètement dingue, je suis plus à chercher les freins que l’accélérateur. »

Armel Tripon, l’apache du Grand Sud !

Un mois de course au compteur… et la banane ! 
sioux

C’est avec le sourire qu’Armel a abordé cette cinquième semaine de course, l’occasion de dresser un premier bilan après un gros tiers de la course écoulée :

« Physiquement, je me sens super bien. Je manoeuvre de plus en plus rapidement, je suis de plus en plus à l’aise sur le bateau. Après je sens qu’il y a de la fatigue donc il faut que je sois vigilant avec ça. Chaque manoeuvre compte et consomme de l’énergie, le bateau demande de l’attention et naviguer à haute vitesse demande aussi de l’attention et de la concentration : il faut récupérer dès que possible. Cette nuit, j’ai essayé de récupérer et la nuit prochaine, je vais faire du portant donc ça va être plus propice au repos. Je fais aussi attention à l’alimentation et à l’hydratation pour rester à 100%. Deux mois et demi - trois mois de course : c’était déjà une inconnue pour moi. C’est tout sauf un dîner de gala donc il faut se préparer autant qu’on prépare le bateau car on tire beaucoup sur les organismes. »


Si ses premiers bords dans le grand Sud sont de bon augure, le skipper reste vigilant et conscient qu’il reste beaucoup de milles devant son étrave ! Mais Armel Tripon est loin de se lasser des couleurs si particulières qui s’emparent du ciel au lever du jour et de cette ambiance si singulière qu’on ne trouve que ce désert glacé de l’Océan Indien…

 

Cartographie

Source Margaux Le Joubioux