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  • Le 22 janvier 2021
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Si le Vendée Globe est une course de fond, il semble qu’Armel Tripon ait fait le choix de ne pas négliger les derniers kilomètres de cet incroyable marathon planétaire… Alors que le skipper de l’Occitane en Provence a rejoint dans la nuit de mardi l’hémisphère nord au passage de l’Equateur pour un dernier chapitre haletant, le jeu sur l’eau reste très ouvert pour lui et ses camarades qui ne sont plus très loin des Sables d’Olonne à présent ! Les premiers sont attendus à partir du mercredi 27 janvier, Armel pourrait arriver fin de semaine prochaine.

L’Equateur dans le sillage

armel Flashé à 20 noeuds aux frontières de l'Atlantique Sud, Armel a franchi l'Equateur mardi en début de nuit, passage symbolique qui est aussi le signe que l’arrivée n’est plus très loin désormais, avec tout de même à demi-océan à affronter. Le Pot au Noir, plutôt clément et très coopératif avec L'Occitane en Provence aura permis à Armel d'accrocher rapidement les Alizés bien installés (vents intertropicaux favorables et constants), et surtout de recoller encore d'avantage le concurrent le plus proche, Maxime Sorel. Neptune aura visiblement changé son fusil d’épaule en étant généreux avec celui qu'il a malmené à l'aller :

« J’ai eu des conditions plus ventées que ce que prévoyait la météo, donc je n’ai pas à me plaindre !  Là j’ai 18 nœuds de vent. Je pensais que ça allait être un passage douloureux, mais en fait ça a été assez rapide. J’ai repris quelque chose comme 300 milles à Maxime Sorel (365 milles, même). Je ne me suis jamais arrêté. J’ai eu du vent tout le temps ! »

Un sprint final pour une arrivée fin janvier ?

gg Rien ne semble à présent pouvoir arrêter Armel Tripon qui espère bien parvenir à accrocher le peloton de leaders, actuellement en train de contourner l’Anticyclone des Açores chahuté par une dépression bien velue. La bataille pour la 10e place est lancée et le skipper nantais pourrait bien recoller Maxime Sorel ce weekend. Pour l’heure il faut tenir, bien doser l’effort jusqu’à l’arrivée pour ne surtout pas casser. Côté vivres, Armel Tripon est rassurant : il maîtrise son rationnement.

« Il ne faut pas s’inquiéter pour moi. J’ai de quoi me faire encore un petit déjeuner et un repas chaud le soir. Il n’y a que pour déjeuner que je me rationne en me contentant de barres de céréales. Donc pas de souci, ça ira comme ça jusqu’à l’arrivée. Le moral est excellent, tout va bien à bord !»

Devant les étraves, il reste encore des milles et des embruns mais c’est sans aucun doute le phare des Sables d’Olonne qui est dans toutes les têtes et peut-être les rêves des 11 marins engagés ensemble dans un véritable sprint jusqu’à l’arrivée, du jamais vu dans l’histoire de cette course ! Si on estime aujourd’hui l’arrivée des premiers dès mercredi en Vendée, il se pourrait bien qu’on aperçoive l’étrave ronde de l’Occitane en Provence et le sourire de son skipper vendredi 29 janvier prochain… peut-être samedi ! Les paris sont ouverts…

« Soixante-treize jours, je ne me rends même plus compte de ce que cela représente, moi qui n’en avait jamais passé plus de 25 en mer ! On va boucler ce tour du monde en 83 jours, quelque chose comme ça. C’est une sacrée aventure tout de même… » Armel Tripon

Source Margaux Le Joubioux