• Le 03 décembre 2019

La thérapie cellulaire est une approche thérapeutique innovante actuellement envisagée pour contrôler le rejet de greffe mais également dans le traitement des maladies auto-immunes et inflammatoires. Les chercheur-e-s du Centre de Recherche en Immunologie et Transplantation (CRTI, UMR 1064 – Université de Nantes / Inserm) et de l’Institut de Transplantation Urologie Néphrologie (ITUN - CHU de Nantes) ont étudié une population de cellules (cellules dendritiques) qui pourrait bien ouvrir de nouvelles perspectives... Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue Cell Metabolism mardi 3 décembre.

Thérapie cellulaire : les chercheurs nantais ouvrent de nouvelles perspectivesLes cellules dendritiques (DC) constituent une population hétérogène connue pour agir comme chef d’orchestre de la réponse immune et apparaissent comme des candidats de choix pour une utilisation en thérapie cellulaire. Des premiers essais cliniques utilisant des DC tolérogènes sont actuellement en cours pour mieux comprendre les mécanismes d’action de ces cellules.

Les chercheur-e-s nantais ont étudié une population de ces DC tolérogènes, récemment utilisée dans le premier essai clinique mondial de Phase I/II utilisant des DC tolérogènes en transplantation rénale (essai réalisé au CHU de Nantes – FP7, IHU CESTI, Labex IGO). L’étude des mécanismes d’action a montré que ces cellules secrètent de forte quantité d’un métabolite, le lactate, qui permet de contrôler la prolifération d’un autre type cellulaire, les lymphocytes T, entrainant une inhibition de la réponse immune.

Ces résultats ouvrent de nouvelles perspectives sur l’utilisation de ces cellules en thérapie cellulaire mais également sur l’utilisation du lactate comme facteur contrôlant le développement de réponses immunes.