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La première année d’études supérieures, tout est nouveau : cadre de travail, matières, format d’enseignement, autonomie, relation aux enseignants. Il y a de quoi être déstabilisé, a fortiori quand une épidémie s’en mêle… Heureusement, le tutorat est là, et pas seulement en première année ! Renfort académique pour les uns, soutien psychologique pour les autres : dans tous les cas, c’est un solide allié, un précieux filet de sécurité.

Marie-Charlotte Paguet Marie-Charlotte est étudiante en 3ème année de Pharmacie à l’Université de Nantes. Après avoir bénéficié du tutorat, elle a été tutrice avant de devenir responsable Orientation-Réorientation au sein du Bureau du Tutorat Santé de l’université.

Pour elle, le tutorat est non seulement un soutien sur les matières, mais aussi un soutien psychologique. " J’ai fait 2 ans de PACES et je n’aurais pas eu mon année sans le tutorat. Au-delà des cahiers d’exercices, des QCM, des épreuves blanches et des corrections d’annales, c’était une vraie parenthèse de réconfort dans la semaine. Je pouvais parler avec des gens qui avaient vécu ce que je vivais et me comprenaient, mieux que mes parents ou mes amis inscrits dans d’autres cursus ".


Un tutorat accessible à tous

Chaque étudiant de 1 ère année peut ainsi bénéficier du tutorat, " l’idée étant de promouvoir l’égalité des chances ". En Santé, en plus d’une pré-rentrée organisée fin août et ouverte à tous, trois dispositifs d’entraide sont proposés : le tutorat de groupe, de matière ou bien-être. L’ensemble mobilise 200 tuteurs, étudiants de 2 ème ou 3 ème année, encadrés par 8 étudiants de 3 ème année qui composent le bureau.
 

Tutorat de groupe

2 tuteurs accompagnent 30 étudiants, 1h30 à 2h00 chaque semaine, de nouveau en présentiel depuis la mi-janvier. Au-delà des exercices proposés, des liens étroits se créent. " Les tuteurs s’engagent vraiment auprès des étudiants. Pour ma part, j’étais très proche de ma tutrice de groupe. Quand je lui ai annoncé mes résultats, elle était sincèrement tellement contente pour moi ! ".
 

Tutorat de matières

Chaque matière est prise en charge par 3 à 5 tuteurs, qui établissent et transmettent aux étudiants des cahiers d’exercices, des QCM (appelés khôlles) ou des épreuves blanches. " Les khôlles hebdomadaires et les épreuves sont relues par les profs, ce qui nous permet d’être au plus près du programme et des exigences académiques. Quant aux cahiers d’exercices, ils reprennent chaque semaine les notions acquises depuis le début du semestre, pour favoriser le processus de mémorisation sur le long terme ".
 

Tutorat bien-être

Pour tenir toute l’année, une bonne condition physique et intellectuelle est essentielle. C’est l’objectif du tutorat bien-être, avec des séances hebdomadaires de course à pied, des conseils nutrition sur Instagram, etc. Une réunion à l’attention des parents est aussi organisée chaque mois d’octobre, pour leur donner des conseils pour aider leur enfant.
 

Une institution officielle du pôle Santé

Aujourd’hui dans sa 17ème année, le tutorat Santé de l’Université de Nantes est intégré à l’organisation de la 1ère année d’études. Les liens entre tuteurs et les enseignants sont également très étroits, avec un professeur référent et une relecture systématique par les enseignants des khôlles et épreuves blanches. Cette intégration et ces liens semblent essentiels, en tous les cas facilitants : " cela renforce notre crédibilité et la pertinence de l’aide apportée aux étudiants ".

S’impliquer dans le tutorat après en avoir bénéficié était une évidence pour Marie-Charlotte, " et même une source de motivation en 1ère année ". L’entraide qu’elle décrit va au-delà d’un tutorat académique et traduit la volonté des tuteurs d’accompagner les étudiants de 1ère année en Santé dans chaque étape de leur première année, jusqu’à une éventuelle réorientation si besoin. " C’est beaucoup de travail mais les retours que nous envoient les étudiants nous font chaud au coeur. On se sent utile ! ".