• Le 21 janvier 2019

Faciliter l’accès à l’eau potable quel que soit l’endroit où l’on se trouve dans le monde aujourd’hui est un enjeu majeur à l’échelle de notre planète. Une équipe de recherche internationale associant le laboratoire Chimie et Interdisciplinarité : Synthèse, Analyse, Modélisation (CEISAM - Université de Nantes / CNRS) étudie la possibilité de pouvoir transformer localement l’eau polluée en eau potable. Un prototype portatif capable d’analyser et de traiter les réservoirs d’eaux à haut débit est actuellement en développement.

eau polluéeD’ici 2035, les besoins en eau potable dans le monde sont censés augmenter de + 40%. Etre capable de traiter les eaux usées est donc aujourd’hui une priorité du point de vue de la santé et de l’écosystème. Les méthodes actuelles de traitement des eaux usées sont pour le moment efficaces, mais les chercheurs se heurtent encore à l’apparition de nouveaux polluants toujours plus difficiles à détecter et à éliminer (antibiotiques, perturbateurs endocriniens).

Des méthodes d’analyse optiques et électro-chimiques

Pour contourner le problème et faciliter l’accès à l’eau potable localement, des chercheurs expérimentent un prototype inédit de traitement de l’eau pouvant être utilisé sur place (fermes, sites d’industries agro-alimentaires,...). Le prototype s'appuie sur un traitement des eaux par un système d’incinération électrochimique "sans fil". Concrètement, cette méthodologie permet de minéraliser les produits organiques présents dans l’eau en dioxyde de carbone, ammoniac ou eau.

Pour détecter les polluants, les chercheurs travaillent sur plusieurs méthodes d’analyse optiques et électro-chimiques, en particulier l’électrochimioluminescence (ECL). Grâce à cette méthode électro-chimique un flash de lumière déclenché par une stimulation électrochimique avertit l’utilisateur de la présence d’agents polluants.