• Le 11 juin 2019

Des scientifiques de l’Institut des matériaux Jean Rouxel (IMN) et du laboratoire Chimie et interdisciplinarité, synthèse, analyse, modélisation (CEISAM - CNRS / Université de Nantes) ont découvert un matériau organique inédit pouvant stocker de l’électricité et du sel en milieu marin. Ces travaux, publiés dans Advanced Energy Materials, permettent d’envisager à terme des batteries aqueuses immergées au large de nos côtes pour le stockage des énergies renouvelables et le dessalement de l’eau de mer.

La part croissante des sources d'énergie renouvelables comme les énergies solaire, éolienne et marine connectées au réseau électrique met en exergue le besoin de systèmes de stockage d'énergie pour réguler l’approvisionnement d’électricité. À ce jour, les batteries font partie des solutions opérationnelles utilisées mais elles sont constituées de plomb, une technologie encombrante et peu écologique. Les scientifiques ont donc développé et breveté une batterie organique fonctionnant dans l’eau salée qui joue le rôle d’électrolyte.

Les batteries conçues pourraient à terme être immergées dans l’océan, fixées à des coques de bateau ou des éoliennes off-shore pour le stockage de l’énergie par exemple. De plus, le mécanisme électrochimique associé à cette batterie implique l’accumulation de sel ce qui permet d’envisager une application pour le dessalement de l’eau de mer, une autre problématique sociétale majeure.
 
Vers des batteries fonctionnant dans l’eau de mer